J'ai écrit un poème pour souligner ce drame affreux. Vous pouvez le lire sur mon blogue littéraire.
mercredi 16 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
Communiqué urgent des anarchistes d'Athènes
Voici une traduction très libre de ce communiqué publié en anglais sur le blogue de La Commune.
Le 9 décembre 2009
Depuis plusieurs jours, une incroyable orgie digne d'une junte se déroule en Grèce.
Voici des exemples:
1) Des policiers avec des armes à feu dans les manifestations.
2) Des raids en motocyclettes sur les manifestant-e-s.
3) Des policiers qui suivent des manifestant-e-s pacifiques à la trace, puis les arrêtent indistinctement et de manière sauvage.
4) Des mises en scène comme la prétendue tentative d'assassinat du recteur du Pritanea.
5) Un nombre immense d'accusations au criminel et d'arrestations de gens jeunes et vieux.
6) La fermeture d'écoles sous le prétexte de la grippe porcine et le passage à tabac et sans merci d'étudiant-e-s souhaitant se rendre à l'école.
7) L'arrestation de jeunes manifestant-e-s par des flics infiltrés.
8) Une collaboration accrue entre les Néo-Nazis de "L'Aube Dorée" et la police.
9) Des rencontres secrètes entre Chrysohoides, les patrons des médias télévisés et les journalistes afin de décider du contenu des reportages à la télévision.
10) Des caméras secrètes et des hélicoptères en vol nous surveillant de manière constante.
11) Le décret de la tolérance zéro qui fait qu'une simple pierre ou une orange pas mûre lancée contre une banque est considérée comme une ignominie et sert de prétexte à une intervention policière musclée.
12) Le bannissement des manifestations et des attroupements à caractère politique dans certaines zones, accompagné d'une intimidation massive de la part des policiers, ainsi que d'abusifs fichages et contrôles.
13) Des attaques de pirates informatiques contre Indymedia, contre des sites de squats, contre des "TVXS" (en opposition aux "TV" devant les frontières) et l'effacement de commentaires sur les mêmes sites.
14) Des invasions et des ARRESTATIONS PRÉVENTIVES dans beaucoup d'espaces autogérés.
15) D'une manière très orwellienne, les anarchistes et les autres rebelles sont désignés par les termes de "fascistes" et de "Nazis"!
16) Comme l'aurait fait la junte, les autorités ont décidé de supprimer le droit d'asile (dans les universités).
ET C'EST LOIN D'ÊTRE TOUT!
Plusieurs de ces évènements se sont passés dans l'isolement, alors que certains types de répression ne s'étaient pas vus depuis la junte, au pouvoir entre 1967 et 1974. D'autres types de répression sont simplement tout à fait nouveaux et ne s'étaient jamais vus auparavant. Historiquement, jamais nous n'avons eu à faire face à autant d'abus dans un laps de temps aussi court! Il semble que les autorités se sont accordé le pouvoir d'activer un plan d'urgence qui se révéle en fin de compte être une copie conforme du décret de la Junte en 1967.
Nous vivons une période plus qu'historique. Nous sommes en train d'être les témoins, pour la première fois depuis 1967, d'une tentative de putsch commanditée par une force policière fasciste. Si la démocratie parlementaire se révèle néanmoins être capable de commettre ces crimes odieux, nous réalisons que la junte, une fois décrétée, sera située plusieurs crans au-dessus. Les slogans anarchistes, dans les rues, commencent donc à faire tout un vacarme: "MORT À LA JUNTE!" scandent-ils, enflammés.
Une alliance entre procureurs, recteurs, gens aisés, médias télévisés et police s'est formée. Et encore, il y en a certainement d'autres parmi les élites, locales ou étrangères, qui se sont jointes à cette large collusion.
On entend même parler de gens qui disparaissent. Le climat est lourd, comme il l'était sous la junte.
MAIS CE N'EST PAS LE TEMPS DE RESTER SILENCIEUX! CE N'EST PAS LE TEMPS DE PRENDRE UNE PAUSE!
TOUT LE MONDE DANS LES RUES - OCCUPONS TOUS LES ESPACES!
AIDEZ-NOUS À ÉCRASER CETTE NOUVELLE JUNTE EN GRÈCE!
1967, 2009: L'HISTOIRE SE RÉPÈTE!
Un autre scandale "ECR" passe inaperçu.
Sur la même page que la question maudite concernant l'identité sexuelle des jeunes qu'on peut trouver dans le cahier d'activités du cours ECR de secondaire 2, se trouve quelque chose de bien plus ridicule et qui est pourtant passé inaperçu. Je vous laisse deviner.
Voici ce que moi j'ai repéré:

Eh non, vous n'avez pas halluciné! Il s'agit réellement d'une reprise de la théorie des humeurs, qui date de l'Antiquité et qui est depuis longtemps périmée!
jeudi 10 décembre 2009
Quoiqu'en dise ma verge, je ne suis pas un garçon.
Il fallait bien cet incident (repris chez Renart, Lagacé, Asselin, le Tviste, Notre Terre québécoise, Pour une école libre, plusieurs forums politiques) pour faire sortir de leurs gonds les défenseurs invétérés de la tradition, du "gros bon sens" et des bonnes vieilles valeurs conservatrices et aussi pour condamner cette maudite réforme qui est tellement un recul face à l'école d'avant, celle où on répétait inlassablement les mêmes conneries pour les apprendre par coeur et où on recevait la strappe au moindre faux-pas[1].
Il y a de drôle de coïncidences: t'alleure j'écrivais un billet sur le féminisme, et un autre t'alleure j'écrivais sur l'éducation; maintenant je vais mélanger les deux.
La réaction générale face à la présence d'une question sur l'identité sexuelle dans le cours de religion post-réforme me dégoûte: elle n'est pas mieux que la pensée de cet espèce de fou d'Yvon Dallaire qui croit que l'ambiguïté sexuelle est une déviance. Grossièrement, on dit qu'il faut éviter de fucker les jeunes dans leur identité[2], que leur poser des questions c'est mal, ou que ceux-ci ne sont pas assez mongols pour ne pas connaître leur sexe - ce qui est une absurdité puisqu'on parle ici d'identité sexuelle, et non de genre.
J'ai lu l'explication de Gougeon (citée par Asselin), l'auteur du livre en question, et cela ne m'a pas vraiment convaincu de rien. Donc, ce passage serait en fait une simple blague, un détail visant à faire réagir l'élève? Rien à foutre de la question après tout, c'est la réaction qui compte.
On hurle à l'hérésie dès qu'il est question de l'identité sexuelle. Surtout quand on en parle à l'école. Il ne faut surtout pas faire réfléchir les jeunes sur leur identité, sur comment ils se sentent! On risquerait de leur mettre des idées dans la tête... ou de leur faire découvrir quelque chose sur eux-mêmes qui ne soit pas "agréable" à nos standards socio-culturels.
Les gens qui croient qu'on ne peut pas avoir une identité sexuelle différente de notre genre vivent dans le passé ou sont fortement influencés par des idées patriarcales et essentialistes. En cela, le débat qui a entouré l'incriminant choix de réponse a eu du bon: il nous a permis de voir que plusieurs leaders d'opinion (et les suiveurs d'opinion) n'étaient pas ouverts au point d'accepter que nos écoles "produisent" des transgenres ou des gens qui comme moi, ne ressentent pas d'affiliation à un sexe ou à l'autre[3]. Et pourtant! L'ambiguïté dans l'identité sexuelle était socialement acceptée, autrefois, dans d'autres civilisations. Cette acceptation était même généralisée chez plusieurs nations amérindiennes. Les two-spirits, ça vous dit quelque chose?
Cette histoire montre une fois de plus que même des gens qu'on considère généralement comme éclairés ne sont souvent même pas en mesure de laisser tomber leurs vieilles idées nauséabondes et de déconstruire une fois pour toutes leurs paradigmes dégueulasses et contre-émancipatoires. Parce que nier que l'enfant peut avoir une identité sexuelle indéterminée ou inverse à son genre biologique, c'est réellement répressif.
Alors suffit les clichés. Je ne suis pas un garçon parce que j'ai une verge. Et une femme à barbe peut être belle.
Mise à jour: Le plus dommage là-dedans c'est que, convaincu-e-s de l'absence de sens critique chez les jeunes, on leur aura jamais demandé leur avis.
_______
[1] Une femme passée chez les Soeurs de Sainte-Anne dans les années cinquante me conta, il y a un an de cela, qu'elle se souvenait encore de la douleur qu'elle avait ressentie quand une religieuse en colère lui avait donné la claque de sa vie simplement parce qu'elle avait levé le bras pour saluer sa petite voisine alors qu'elle était en rang avec ses camarades de classe. Pas bouger!
[2] Cette loque humaine de Denise Bombardier parle du "viol moral" des enfants. "C'est un âge où on ne met pas, on n'introduit dans la tête des enfants un tel relativisme. [...] C'est le politiquement correct." Au contraire, je dirais que c'est violer moralement l'enfant que de lui imposer un choix de réponse impossible, et que c'est le politiquement correct qui empêche Mme Bombardier d'ouvrir les yeux sur l'identité sexuelle des jeunes de 12 ans ou de leur refuser un sens critique. Le politiquement correct a toujours traité les jeunes comme des animaux. (L'extrait a été trouvé ici.) Comme on peut s'y attendre, Bombardier a la réaction la mieux formatée et la plus caractéristique - pour ne pas dire prévisible.
[3] Finalement des ambigus "fonctionnels" qui ne se mettent pas de jupes en public. ... Là je sens que les gens qui me connaissent vont rire de moi. Notez toutefois que je suis parfaitement au courant que j'ai l'air normalement masculin. Mais je ne fais pas pousser le poil exprès. Et cela ne change rien à ce que je ressens à l'intérieur.
lundi 7 décembre 2009
Cinq minutes hier.
Plus quinze à attendre dans la salle pour être bien certain que je ne me transformerais pas en quelque chose de dangereux après l'injection.
L'autre jour, à la polyclinique (sans rendez-vous), ma blonde et moi avons attendu moins d'une heure pour une chirurgie pas du tout urgente et tout à fait mineure.
Je dois avoir un bon karma.
vendredi 4 décembre 2009
Gérontocratie et éducation
Alors que je terminais mon secondaire cinq, j'écrivais ce paragraphe dans le rapport de mon projet personnel (sorte de travail final au Programme d'Éducation International):
"Si j’avais pu, j’aurais, tel un serpent, craché du venin contre la société actuelle et ses failles : l’iniquité, la manipulation des informations, etc. Évidemment, on n’aurait pas lu mon livre jusqu’au bout. On m’aurait traité de marginal, de militant agressif et aveugle ou d’intellectuel manqué. Et mon message ne se serait pas rendu. Mais, en employant un univers fictif, je peux faire en toute impunité la synthèse de notre monde en employant des exemples et des illustrations littéraires. "
Marginal, militant agressif? Vraiment? Plus je me relis, plus je me rends compte de l'incroyable pression conformisante que nous subissions tous et toutes à l'école secondaire et comment moi-même j'ai été affecté par cette pression. Maintenant, je n'ai pas peur de me faire traiter de militant agressif; je m'en délecte même. En quoi étais-je différent à cette époque?
Je me souviens qu'on avait censuré un de mes premiers très bons textes au journal étudiant (le Mille-pattes) parce que j'avais appelé celui-ci le Mille-Plate et que j'avais enjoint gaiement les lecteurs et lectrices à s'en servir comme papier-cul au lieu de venir se plaindre dans un langage monosyllabique que mes chroniques étaient remplies... d'OPINIONS![1] J'avais ensuite cloué le dernier clou dans mon cercueil journalistique en m'attaquant au bal des finissants. "C'était pas mauvais ton article, mais il s'attaquait à une activité organisée et financée par l'établissement. La direction ne l'a pas laissé passer." Voilà comment "l'adulte responsable" avait réagi face à ma charge à fond de train contre un évènement qui, pourtant, était d'une grossièreté à faire pâlir les bons bourgeois.
Un camarade et moi avions aussi été censurés à l'intercom (nous annoncions les activités de l'asso à chaque semaine) parce que nous avions fait de l'humour. La direction nous avait ensuite gratifiés d'un sermon de la mort dans la salle de conférence de l'école.
Il paraît que c'est pire en Ontario: peut-être vous souvenez-vous du jeune écrivain de Cornwall qui avait passé quelques trente(?) jours en prison simplement parce qu'il avait écrit de la fiction. Des camarades avaient freaké en lisant sa nouvelle littéraire et la police avait fouillé sa chambre à la recherche des plans d'une bombe.
Mes opinions n'étaient pas marginales (encore), je n'étais pas un "militant agressif": on n'acceptait tout simplement pas le débat à l'école, où quand il était accepté il fallait qu'il soit encadré et approuvé dans chaque échange, de sorte qu'il reste toujours confortablement installé dans les normes...
Les militaires venaient recruter des jeunes brutes naïves à chaque mois. "Mets ton nom là-dessus, ça t'engage à rien" qu'y disaient. Les enseignant-e-s ne semblaient pas y voir de problème. Si j'avais alors été prof de français je n'aurais pas manqué d'insulter avec grâce ces planqués. D'un autre côté, je ne suis pas étonné. Il y a sans aucun doute une majorité de pommes pourrites dans les facultés d'enseignement: plusieurs feraient d'ailleurs de bon-ne-s candidat-e-s aux auditions de Loft Story. Des hommes qui aiment le hockey et qui font rouler leurs biceps, des filles-caniches qui, coordos dans des camps de jour, tyranisaient les jeunes moniteurs/trices à coups de sacoches et d'airs supérieurs. Dans ces conditions les possibilités sont grandes de ne rencontrer, au cours d'un cheminement scolaire complet, que trois ou quatre profs dispensant un savoir vraiment émancipatoire.
Ajoutons à ça l'attitude de plus en plus débilement zélée de l'élite baby-boomer blasée qui dit jusque dans le Devoir que la jeunesse est décadente (ma blonde leur répondrait en riant que Socrate le prétendait déjà il y a plus de deux mille ans).
À ce sujet, voilà que, passant au vieux centre commercial de Victoriaville, il y a quelques mois, je tombe sur cette pancarte:
mardi 24 novembre 2009
L'environnement, Beauchamp, l'ONU.
Line Beauchamp est fière, les écolos embourgeoisé-e-s d'Équiterre complaisant-e-s: le Québec compte réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 20% (sous le seuil de 1990) avant 2020. Le Québec a-t-il les moyens d'arriver à ses objectifs? Je pense qu'il est facile de faire des promesses à long terme et de ne pas les tenir. La ministre de la pollution est persuadée qu'on peut le faire; mais rien n'est encore chiffré et selon elle, les entreprises ont déjà "fait beaucoup d'efforts". Elle nous remet sur le nez le "projet de société" qu'on lance sans arrêt aux politicien-ne-s dans nos manifs afin de nous préparer à faire des sacrifices.
La ministre parle de la voiture électrique; mais cette fausse solution (les usines produisant massivement ce véhicule vont continuer de polluer) a avec le temps dans les discours atteint la même texture vaporeuse que la voiture volante. On parle de transports en commun mais on ne fait presque rien en-dehors de Montréal avec les autoroutes, les petites villes, etc. Un aller simple de Montréal à Québec, en autobus, coûte 53$ chez Orléans Express. C'est plus cher que d'utiliser un service de co-voiturage, plus cher que de louer une voiture à quatre personnes. Si le gouvernement veut désengorger les autoroutes, il sait où frapper, mais ne le fait pas.
Peur de la décroissance et du lobby des entreprises? Pourtant, quand les voitures se venderont moins, les champs ne se videront pas pour autant de leur fertilité. Les rivières ne cesseront pas de couler. Ce qu'il faut, c'est améliorer notre qualité de vie, pas augmenter une croissance illusoire qui se nourrit d'actes inutiles qu'on appelle d'une manière générale le "travail".
La production alimentaire industrielle est une des plus grandes sources de GES. Si un comportement individuel peut réduire l'émission de gaz à effet de serre, en plus de l'utilisation du vélo et du métro, c'est bien celui-là: consommez moins de viande. Consommer moins de fucking viande, c'est pas compliqué[1]. Pas besoin de devenir végétarien-ne. Mangez-en quand il y a de la visite, ou au restaurant. Certainement, plusieurs diront que de toute façon, étant donné le "Climate Gate", il n'est plus nécessaire d'avoir recours à toutes ces mesures. Sauf qu'ignorer imbécilement le problème du réchauffement global ne permettra pas de:
- protéger la biodiversité;
- empêcher le smog de survoler le Québec entier en été;
- réduire les maladies pulmonaires et les cancers causés par la pollution atmosphérique;
- empêcher les terres agricoles de se désertifier;
- protéger les forêts;
- réduire le problème de la congestion routière;
- rendre l'eau des rivières potable;
- réduire la famine dans le monde;
- éliminer le H1N1;
- bref de répondre aux urgences environnementales qui demandent notre intervention, INDÉPENDAMMENT de la véracité ou non du "mythe" du réchauffement global créé par l'humain.
L'ONU et la démographie
L'idée voguait dans l'air depuis quelques années, et maintenant l'ONU se met de la partie. Il faudrait réduire le nombre de naissances pour sauver la planète. J'ai autrefois défendu le mouvement extinctionniste parce que je considérais (et je considère toujours) que l'humain est un parasite nuisible sur la Terre et qu'il met la marde partout. À ce sujet j'ai entendu il y a quelques années une histoire amusante à propos de Tchernobyl (je pensais que c'était peut-être une légende urbaine tellement elle m'apparaissait cynique).
En effet, après la catastrophe que l'on connaît tous et toutes, certaines zones naturelles des alentours ont été étudiées par des scientifiques, qui y ont trouvé un écosystème dynamique, vierge à nouveau, et plus diversifié que ce qu'on voit parfois dans des réserves. Pourquoi? Simplement parce que ces zones n'étaient plus occupées par les humains!
J'ai fait une petite recherche pour tester la véracité de cette rumeur et je suis tombé sur cet article, notant les multiples effets négatifs des radiations sur les insectes mais qui disait aussi: "Cependant, d'autres scientifiques contestent cette étude et affirment que l'absence d'activités humaines dans le secteur de l'explosion a été bénéfique pour la nature."
Imaginez: la présence humaine à elle seule peut être plus dommageable pour l'environnement qu'un accident nucléaire...
Tout pour dire que de faire disparaître l'humain de certains endroits, sans pour autant les en chasser en faisant pleuvoir de l'uranium, ne me semble pas une mauvaise idée. Mais ce rapport de l'ONU me semble cacher quelque chose de croche. On sait très bien que les pays occidentaux n'ont pas besoin de contrôle de naissance: la taille des familles y est déjà petite. C'est donc les pays pauvres que l'on vise. Pourquoi donc utilise-t-on cet argument de cette façon? Pourquoi une baisse démographique dans les pays émergents ne deviendrait pas plutôt un moyen pour les familles de ne pas diviser en des parcelles trop petites leur héritage? Ou un autre truc du genre, pseudo-humanitaire?
Je vois très bien pourquoi l'ONU fait un lien entre gaz à effet de serre et démographie dans les pays émergents: on veut troquer. Vous ne faites pas d'efforts pour réduire vos GES, ok. Mais par exemple vous faites pas de bébés.
__________
[1] En ce qui me concerne, ma consommation est passée, en un an, d'environ 80-90 kg de viande à un peu moins de 20 kg (soit environ trois repas par semaine accompagnés de viande). Je voulais aller plus loin (objectif 9 kg) mais je suis trop souvent invité à souper par des amateur-e-s de boeuf qui sont hélas, malgré ce défaut, des gens trop remarquables pour que je cesse de les fréquenter.
vendredi 20 novembre 2009
Aux masculinistes et aux "féministes"
Le débat fait rage depuis des années déjà et je n'arrive pas à m'identifier au discours d'aucun groupe identifié par les médias. Je me sens attaqué depuis au moins cinq ans dans ma non-identité par cette bande d'hystériques et le malaise commence sérieusement à m'affecter. Et le pire c'est qu'entre ces bandes de demeuré-e-s, des courants de pensée non moins insipides comme celui qui a mené à la création de Les Québécois ne savent plus draguer se font un nom en accusant à tort et à travers les "mâles" québécois de plein de conneries. Lisez le blogue et vous comprendrez pourquoi j'ai envie de pisser sur cette bande d'hosties de sans-desseins. Où se trouve donc le discours alternatif?
Ailleurs mais pas très loin des pro-drague, les masculinistes croient que le féminisme est responsable de la prétendue perte des droits des hommes à la paternité, à leur rôle traditionnel et blablabla. Mais regardez le taux de suicide chez les jeunes hommes homosexuels et vous comprendrez si c'est le féminisme ou le patriarcat qui est en train de détruire les hommes de l'Occident (et du Québec). Une de mes connaissances s'est fait battre par son père quand ce dernier a appris qu'il était gay. Pas en 1983. Pas en 1995. En 2008.
Il y a certains discours de vieilles féministes de droite et misandres qui me dégoûtent, mais selon moi c'est dans l'identité de genre qu'on impose aux hommes qu'on peut trouver les responsables du profond malaise: il existe toujours une pression immense sur les jeunes hommes visant à en faire des petits toughs sportifs et pragmatiques qui ne montrent jamais leurs émotions. On leur impose toujours une mentalité de compétition et non de coopération, pensant que c'est la meilleure manière de les pousser à se surpasser: mais les vieux machistes, comme les vieilles machistes, sont bien mal placé-e-s pour connaître les sources de motivation des jeunes d'aujourd'hui.
Certain-e-s diront que les hommes vivent des difficultés parce qu'ils n'ont pas encore appris à "réinventer leur masculinité": c'est une idée nauséabonde, dangereuse et sexiste. Un homme n'a pas besoin d'être "masculin", comme une femme n'a pas besoin d'être "féminine". Les gens sont comme ils sont, et leur identité est la leur propre, pas celle de leur genre.
Je suis féministe et pourtant je me sens constamment blessé par les propos des féministes "mainstream" du Québec. Certain-e-s machistes parlent des excès des "féministes radicales": tout dépendant de ce qu'on entend par ce terme, je les trouve souvent bien plus ouvertes au dialogue, intéressantes et bien plus tolérantes que les vieilles chroniqueuses proto-féministes comme la Bombardier qui, au lieu de tenter de se découvrir en tant qu'individus uniques, ont décidé de singer les schémas mentaux traditionnellement masculins (autrement sexistes, oppressants, discriminatoires, hiérarchistes, méprisants, religieux) en pensant ainsi se libérer. Quand cela ne me fait pas souffrir, cela me fait pouffer de rire.
J'ai hâte qu'on puisse enfin vivre débarassé-e-s de ces vieux curés et de ces vieilles prêtresses de la différenciation. J'ai un nom avant d'avoir une prostate.
"Le mouvement queer radical refuse d'obéir. Au capitalisme rose. À l'hétéro-société. Aux règles des genres binaires. À toutes les lois ennemies de la liberté, de l'égalité. Et aux ennemies d'une Terre verte, sans frontière étatique et sans frontière sexuelle."
- Les Panthères roses
vendredi 13 novembre 2009
Les religions et les doigts accusateurs
Un des arguments faciles de la droite est de condamner les gens conscientisé-e-s, les "manifesteux", les activistes, etc. en les accusant de se concentrer sur Israël, les publicités sexistes et autres "maux mineurs" tout en ne condamnant jamais les VÉRITABLES menaces à la paix et à la liberté, soit tout ce qui incarne l'Islam, c'est-à-dire le Hezbollah, le Hamas et pourquoi pas les pédophiles.
Je voudrais clarifier ma propre position: je fourre le Coran et je m'essuie dans la Bible. Toute religion est une menace, une escroquerie, une maladie. Et l'Islam comme les autres, parce qu'au lieu de prescrire l'atteinte d'un état spirituel, cette religion prescrit pratiquement une gymnastique morale et physique absurdement contraignante. Comme dans toutes les autres religions, les fidèles ont gardé de l'Islam les mauvais côtés tout en jetant aux vidanges les bons. Alors qu'on prêche un Islam traditionnel, ou "révisé", ou "moderne", ou "adapté aux réalités occidentales", ou "Nouvel Âge", j'en ai rien à battre, c'est un paquet de menteries moyenâgeuses, un piège à cons.
L'autre jour, j'ai lu un article de Martineau sur la scientologie. Le chroniqueur s'étonnait qu'on puisse croire qu'un dictateur galactique, Xenu, ait pu faire exploser, voilà plusieurs millions d'années, des extraterrestres dans un volcan, étendant dans l'atmosphère les grumeaux des âmes des défunts (appelés thetans). D'un autre côté, Dieu aurait détruit Sodome parce que les gens y pratiquaient le sexe anal... (Entre autres choses.)
Toutes les religions sont condamnables, et j'ai participé à des actions en visant plusieurs, mais comme la majorité des gens, je ne peux pas être partout. Pourquoi j'irais me pogner contre les Musulman-e-s? La droite conservatrice le fait déjà avec bien plus d'énergie que le ferait toute la gauche du monde, jetant des bombes payées à même nos poches sur la tête de gens innocents qui n'ont rien demandé, menant partout des guerres idiotes au nom d'une démocratie imaginaire, inspirée par un zèle imbécile.
Voici donc la réponse que j'adresse aux accusateurs/trices qui me demandent tout le temps "mais où étais-tu donc quand Mohammed Al-Machin a prononcé une conférence? Mais où étais-tu quand blablabla?": je me branlais dans le Coran! C'est clair? J'ai peut-être pas assez le sens des priorités pour vous?
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