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vendredi 13 septembre 2013

Défi relevé.

La pub originale:

Ma nouvelle version:



Trop facile. Presque rien à changer. Essayez vous aussi!

Merci à Sortons les Radios-Poubelles pour la piste.

jeudi 5 avril 2012

"L'Offre" de Line Beauchamp.

Qu'à mange d'la marde.

J'aimerais mieux voir ma session annulée que de devoir accepter ça.

jeudi 22 mars 2012

Lettre d'insultes

Je ne suis pas parvenu à faire suivre cette lettre d'insultes à Stéphane Gendron, auteur de violentes menaces faites récemment à l'égard d'étudiant-e-s « puant-e-s ». Je vous l'offre, pour rire.

***

Cher M. Stéphane Gendron,
comme plusieurs autres étudiant-e-s en grève, j'ai été sidéré de lire votre déclaration violente et nauséabonde, relayée par les médias de masse au cours des dernier jours. J'ai ressenti, au moment de prendre connaissance de vos propos, une grande colère. Je me suis demandé combien de gens, vous considérant comme une autorité en la matière, verraient dans votre déclaration une sorte d'approbation des actes de violence qu'ils pourraient poser éventuellement à l'égard des activistes étudiant-e-s. Je me suis demandé, avec plus d'inquiétude que de colère cette fois, combien de policiers/ères vous lisent, et à quel point le comportement de certain-e-s d'entre eux pourrait être modulé par une telle incitation à la violence contre des citoyen-ne-s dérangeant-e-s mais tout à fait paisibles.
On sait que les policiers/ères, se distinguant d'autres corps de métier par leur agressif sentiment d'appartenance, ne figurent pas parmi les individus les plus difficiles à influencer par un appel à la violence, au racisme ou à d'autres formes de discrimination.
Le fait que vous ayez pu rester prisonnier du trafic aussi longtemps - peut-être devriez-vous songer à prendre le transport en commun la prochaine fois au lieu de contribuer à l'engorgement - sans pouvoir consacrer ces longues heures à trouver des phrases plus poétiques que « Câlisse on veut aller travailler bande d'esties de puants sales » est selon moi signe d'une absence totale de génie. Eh quoi ? Pas une seule figure de style ? Même pas les habituelles allusions sexuelles, typiques du rôle de gros épais que vous jouez à la télé ?
Notez que j'ai réfléchi longtemps avant de vous envoyer ce message, hésitant entre une lettre soupesée et diplomate, dans laquelle je vous aurais expliqué pourquoi les étudiant-e-s avaient sans doute commis ce geste irréparable, et une pure lettre d'insulte. J'aurais pu essayer de vous faire ressentir, par empathie, le désespoir de plusieurs jeunes face à la situation globale de notre système d'éducation postsecondaire.
Mais plusieurs choses m'ont découragé de tenter de vous convaincre. Tout d'abord, le fait que vos ayez choisi de dénoncer si violemment un mode d'action auquel vous avez vous-mêmes eu recours il y a quelques temps, avec toute l'impunité du monde, me laisse croire que vous êtes un individu irrationnel. Ensuite, vos décisions absurdes et dignes d'une junte militaire, comme celle de déclarer un couvre-feu pour les jeunes à partir de 22h30 il y a quelques années, remet votre récente déclaration en perspectives. Cela dit, inutile de revenir si loin dans le passé : votre suggestion de faire appel à l'armée pour « bastonner » des étudiant-e-s sans armes est en soi un argument suffisant pour vous placer dans la catégorie des fiers héritiers intellectuels de Göring.
Voilà donc le dilemme auquel je fais face : tenter de dialoguer avec un mini-tyran tel que vous est-il une perte de temps ? Je ne suis pas idiot. Votre brutalité verbale vous disqualifie en tant qu'individu sensé. Les gens comme vous, en fait, qui ne veulent s'exprimer que par la force ne comprennent hélas qu'une seule et même chose : la force.
Vous rendre la pareille en vous insultant vertement m'apparaît donc, sans être particulièrement serviable pour la cause, bien plus pédagogique.
Peut-être qu'un flot de lettres vous fera un jour comprendre que vous traversez depuis longtemps une phase de négation presque schizophrène ; que l'État de droit dont vous rêvez n'est en fait qu'un autre État policier et que vous n'êtes, au fond, qu'un petit Napoléon sur son cheval de bois, brandissant une cravache ridicule en hurlant.
Je vous souhaite tout le bien du monde, et surtout de vous trouver enfin une bonne place dans un hôpital psychiatrique.
Au revoir,
c'est signé.

mercredi 14 mars 2012

Puisqu'il le faut...

Me sentant interpellé par les encouragements des journalistes à ne pas encourager les « casseurs extrémistes », j'ai décidé d'adopter de nouveaux moyens de pression pour ne pas choquer les médias.


S'il-te-plaît, Line Beauchamp, annule la hausse des frais de scolarité[1].

________

[1] Lol, la tête que doit faire la ministre attendrie par la photo de chaton. Elle tiendra pas deux jours.

Mise à jour.

vendredi 24 février 2012

Intimidation des pro-grève.

Je pense qu'il est exagéré de prétendre que le MERSQ est la grande victime de la grève. Les médias et la ministre de l'éducation laissent quant à eux croire que l'intimidation viendrait juste d'un bord. C'est complètement faux. Les huées, dans des AG occupées majoritairement par des gens opposés à la grève, c'est aussi fréquent que dans les AG qui comptent une vaste majorité de gens favorables à la grève.

Notons qu'à l'AG de vote de grève de l'AFESH, une des associations les plus militantes du Québec, il n'y eut des protestations réelles s'approchant de huées qu'une seule fois: lorsqu'un pro-grève avait fait une accusation illégitime envers nos collègues de psycho et de sexo. Les gens qui ont protesté suite à ce débordement étaient... surtout des pro-grèves.

Les huées, commentaires déplacés et applaudissement sont une question de force de la culture démocratique, et non pas d'appui ou de rejet de la grève.

Pendant la journée de piquetage du 10 novembre dernier à l'UQÀM, nous en avons vu de toutes les couleurs: coups de poing au visage, forçage de blocus, bousculades. Apparemment, un étudiant frustré aurait même jeté un verre rempli de liquide à la face des piqueteurs/euses. Un crétin m'a également menacé de me passer dessus en char. Ce genre de trucs arrive constamment. Mais on ne va pas se plaindre à TVA quand des individus adoptent un tel comportement (à moins bien sûr que ce soit la police qui soit responsable des abus). Mise à jour: Non c'est pas vrai on se plaint finalement.

Je me suis fait très souvent huer pendant des périodes de questions suivant des conférences, lors de débats ou d'autres évènements. Une huée, ce n'est pas intimidant si on ne se laisse pas intimider. C'est un simple manque de respect et de savoir vivre. Pour être intimidé-e, il faut au minimum être inquiété-e, ou avoir peur.

Cela dit

Manquer de respect, intimider, bousculer un-e camarade réticent-e à nos valeurs ne sert pas du tout la cause défendue. Ça excite les extrêmes, ça peut provoquer une confrontation complètement contre-productive mais surtout, ça peut transformer quelqu'un en martyr. Les porte-paroles du MERSQ l'ont parfaitement compris. À cours d'arguments, illes tentent actuellement de passer pour les victimes. J'ai une grande confiance dans le calme platonique de mes ami-e-s activistes; je les ai vu agir. Mais chaque polarisation des camps amène dans nos rangs une nouvelle marée de cons.

Si donc je prend un-e pro-grève sur le fait en train d'intimider réellement ou d'agresser un individu sous le simple prétexte d'avis divergents, je lui enfonce un balai dans le cul et je m'en sers comme pancarte à la manif du 1er mars.

Et je prierais aussi à mes ami-e-s de me laisser faire.

dimanche 29 janvier 2012

Référence à l'étude du CPQ à Radio X.

Dominic Maurais, animateur à Choi Radio X, a commenté le sondage du CPQ intitulé "Étude sur les dépenses des étudiants universitaires", ironiquement le même jour que la publication de ma critique du même document. L'émission est disponible en rediffusion ici et fait partie du top 15 de la semaine.

On aura beau réfuter cent fois un mensonge, il continuera d'être répété incessamment par des joyeux imbéciles. Je concède donc la victoire cette fois-ci. Non pas parce que j'ai tort, mais parce que mon blogue est moins diffusé que Maurais Live. Je promets d'ajouter plus de rots, de pets et de femmes en petite tenue pour attirer plus de monde.

jeudi 29 décembre 2011

Sommet Générations d'idées.

Un mois plus tard, les réponses sont toutes trouvées.

mardi 8 février 2011

Encore de l'acharnement sur les jeunes.

Vous avez peut-être déjà lu ces passages, qui se retrouvent un peu partout sur le Net et dont j'aimerais vraiment connaître le/la compilateur/trice:

"Le père redoute ses enfants. Le fils s’estime l’égal de son père et n’a pour ses parents ni respect, ni crainte. Ce qu’il veut c’est être libre. Le professeur a peur de ses élèves. Les élèves couvrent d’insultes le professeur. Les jeunes veulent de suite la place des aînés. Les aînés pour ne pas paraître retardataires ou despotiques consentent à cette démission. Et couronnant le tout, au nom de la liberté et de l’égalité; l’affranchissement des sexes. Platon (428-348 av. J.-C.) La République, livre VIII

Notre jeunesse aime le luxe, elle est mal élevée; elle se moque de l’autorité et n’a aucune espèce de respect pour les anciens. Nos enfants d’aujourd’hui sont des tyrans. Ils ne se lèvent pas quand un vieillard entre dans une pièce. Ils répondent à leurs parents et ils sont tout simplement mauvais. Socrate (470-399 av. J.-C.)

Je n’ai plus aucun espoir pour l’avenir de notre pays, si la jeunesse d’aujourd’hui prend le commandement demain, parce que cette jeunesse est insupportable, sans retenue, simplement terrible. Hésiode (né vers 758 av. J.-C.)

Notre monde a atteint un stade critique. Les enfants n’écoutent plus leurs parents. La fin du monde ne peut pas être loin. Inscription hiéroglyphique d’un prêtre égyptien (environ 2 000 av. J.-C.)

Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. Inscription sur une poterie de Babylone (3 000 av. J.-C.)"

On peut maintenant y ajouter une citation de Renée-Claude Brazeau, pas plus brillante: "Les jeunes de la génération Y sont paresseux." À Radio-Canada, elle accusait aussi ce matin les jeunes de vouloir tout avoir tout de suite: écran plasma, congé la fin de semaine, électro-ménagers neufs.

De un, je sais pas c'est quoi un écran plasma. Les seules fois où j'ai entendu ça, c'était pour parler "des jeunes[1] qui ont tous des écrans plasma". Je sais même pas combien ça coûte. Bon, je sais que je suis pas fort en techno, mais les personnes gâteuses comme Brazeau doivent savoir de quoi elles parlent. Et puis tiens, ça pourrait devenir une joke avec mes ami-e-s ça. "Viens-tu prendre une tisane Nobo?
- Non, il faut que j'aille me magasiner un écran Plasma."

J'imagine pas les rires que ça déclencherait.

De deux, sur la paresse, c'est peut-être vrai que les jeunes disent vouloir travailler moins. Mais est-ce que ça se traduit réellement en tendance matérielle? Je suis pas certain. Je ne trouve pas de statistiques comparant le nombre d'heures travaillées par les 16-30 ans d'aujourd'hui vis-à-vis les plus vieux dans leur temps. Mais ce qui est certain, c'est que presque tous les jeunes de mon entourage sont sous-payé-e-s, surformé-e-s et affecté-e-s dans leur santé par le stress et/ou des problèmes d'alimentation. En ce qui me concerne par exemple, j'ai une maîtrise, je parle quatre langues modernes (bientôt cinq) et le meilleur emploi que j'ai pu trouver est payé 10$ de l'heure. Pourquoi ne prend-on même pas la peine de me passer en entrevue dans la plupart des musées, cégeps, centres culturels, etc.? Trop jeune, pas assez d'expérience? Surqualifié?

Mis à part justement ce problème de surqualification qui mériterait à lui seul trois thèses de doctorat, le fait est qu'autrement, les jeunes devront travailler beaucoup plus fort pour parvenir au même stade que leurs parents. Ce qui nécessitait autrefois un secondaire cinq demande aujourd'hui un DEP, et ce qui demandait autrefois un DEC demande aujourd'hui un bacc. Aux endroits où on demandait deux langues autrefois, on en demande maintenant trois. Et puis allez jeter un coup d'oeil dans les Éco-Quartiers et autres organismes communautaires: c'est rempli de (jeunes) biologistes et anthropologues qui travaillent 40h semaine mais qui en sont payé-e-s seulement 32... à 12$ de l'heure.

______

[1]Sur les prêts et bourses?

samedi 2 octobre 2010

Liberté mon caecum

J'attendais depuis longtemps que les gens de Liberté-Québec disent quelque chose sur le nationalisme, histoire de descendre plus profond. Eh bien vous savez quoi? C'est fait.

Je me contenterai de citer une phrase qui va choquer même les nationalistes mainstream, qui d'ailleurs défendent déjà des idées irrationnelles:

«La crise des accommodements raisonnables a fait la démonstration que les élites souverainistes et étatistes sont largement déconnectées de la sensibilité nationale. Il est donc devenu important pour les nationalistes, et en particulier pour ceux qui partagent des valeurs conservatrices, de repenser leurs alliances traditionnelles.»

En bref:
1. Même s'ils ne sont élus à aucun palier de gouvernement à ce moment-là, les séparatistes sont responsables de la crise des accommodements raisonnables;
2. Le nationalisme ne passe surtout pas par l'État.

Tout le monde en blogue: quessé ça?

Voilà quelques mois, le site web Toutlemondeenblogue.com a averti les participant-e-s que sous le petit logo du réseau-palmarès, apparaîtrait une publicité pour la région de Québec. Les blogueur/euses membres devaient ainsi pouvoir "sauver le monde" (ce sont les mots exacts de la corporation!) pour des raisons obscures, genre rapporter de l'argent aux administrateurs ou à Canoe. Quand j'ai lu ce message, j'ai été tellement dégoûté que j'ai effacé immédiatement le code de la mise en page de mon blog.

Mais quand même, je peux comprendre que beaucoup aient décidé de conserver leur marqueur. Cette publicité était somme toute presque innocente et participer à ce palmarès comporte beaucoup d'avantages. Meilleure diffusion, meilleur réseautage, accès à des statistiques complètes, etc.

Sauf que le marqueur renvoie aujourd'hui tous les clics vers un site d'enchères poche! Tout le monde en blogue a donc finalement réussi à faire des blogs affiliés de simples outils publicitaires. Merci aux webmestres.

vendredi 10 septembre 2010

Chroniques du capitalisme, chapitre 1.

Ce matin, je choisis sur ma table une poire qui vient du verger de mes parents et que j'ai cueillie moi-même dans l'arbre. Et, après l'avoir dévorée un peu rapidement, je me demande soudain avec beaucoup de sérieux si je n'ai pas pu, par inadvertance, croquer dans l'étiquette que j'ai oublié d'enlever.

mercredi 1 septembre 2010

Liberté mon cul.

Les libertariens et minarchistes croient que si on se contente de couper dans les dépenses de l'État et de déréglementer, les gens vivront libres, car le gouvernement aura cessé de se mêler de nos affaires.

Or, c'est complètement absurde. Et ce serait tout à fait irresponsable que de l'espérer comme le font stupidement ces fous et folles qui sont séduit-e-s par ce mouvement de débiles mentaux irrationnels qui cachent souvent très mal leurs tendances ultraconservatrices et xénophobes à la Glenn Beck.

Quand l'État dérèglemente, l'environnement et la qualité de vie sont les premières victimes d'un long processus de dégradation sociale. Pensons à l'exemple albertain: le gouvernement a permis aux compagnies d'exploiter les sables bitumineux en leur ôtant presque toute restriction, content de bénéficier de cette nouvelle manne noire. Résultat: les rivières ont été contaminées par les métaux lourds. Dans un climat économique marqué par l'arrivée au Québec d'hommes à cravates intéressés par le schiste qui dort dans nos sous-sols, la règlementation est un enjeu immédiat et critique pour la sauvegarde de nos milieux de vie.

Pensons aussi à l'exemple du SPVM. Selon la logique libertarienne, une coupure de budget dans les forces répressives devrait réduire la répression et donc, le gouvernement devrait être moins porté à mettre le nez dans nos affaires, non? Or, il se trouve que la police s'en sort très bien en s'autoprivatisant: elle vend maintenant ses services à des propriétaires.

La notion de propriété s'applique mal à la réalité parce que les individus ne sont pas des planètes éloignées les unes des autres. Si vous chiez sur une pelouse, le fait qu'elle vous appartienne n'empêchera pas la pluie de la balayer chez le voisin. Voilà d'ailleurs pourquoi de plus en plus de collectivités gèrent la qualité de leur eau par bassin versant.

Se contenter de déréglementer l'économie et la société en général ne peut que conduire à l'empoisonnement de nos vies par l'irresponsabilité des grandes entreprises pour qui même la survie passe après le profit. Serons-nous plus libres une fois que boire un verre d'eau du robinet nous donnera le cancer?

Plusieurs disent que la nature a horreur du vide. C'est vrai dans certains cas: si la coercition de l'État tombe, dans les circonstances actuelles, elle ne sera remplacée que par la coercition corporatiste. Du moins, c'est ce en quoi les libertariens et autres crapules de Liberté Québec aspirent: ils dénoncent la dictature de l'État et vénèrent la dictature du capital. Je ne sais pas ce que ça évoque chez vous, mais moi ça me fait penser au discours stalinien. Le fait de promettre la liberté et profiter de la naïveté du commun pour installer une oligarchie assassine d'accaparateurs, c'est pas une nouveauté.

Il n'y a pas mille façons de devenir libres: il faut faire tomber l'État ET le capitalisme. Il faut faire tomber tous les pouvoirs et bien se garder d'en laisser un seul nous opprimer.

vendredi 30 juillet 2010

Aux gens du Sommet Génération d'Idées.

Votre logo y ressemble à un sac de vidanges.





Et puis la soumission d'idées, c'est bon pour les idées soumises.

vendredi 2 avril 2010

Police des métros

Hostie, c'est des fascistes. C'est devenu plus grave de sauter le métro que de mettre des vies en danger en faisant des excès de vitesse ou que de polluer l'atmosphère en laissant son moteur de char rouler inutilement.

Ils ont même confisqué ma carte privilège, ces porcs. Eux pis leur maudit "Mouvement Collectif", qui n'est qu'un artifice marketing pour nous faire avaler plus de mesures disciplinaires et des hausses de tarifs. Maudits stalinistes en herbe de l'hôtel-de-Ville, doublés de chiens de bassecour en powertrip continu mais rélégués à la patrouille de souterrains.

Je rêve la nuit de casser leurs sales tourniquets.

mardi 16 mars 2010

COBP - la remorque enflammée

Vous avez gaspillé du bois, bande de colons.

vendredi 4 décembre 2009

Se dire allergique aux "-istes"...

... C'est plus très original.

vendredi 26 juin 2009

Le Renart et Lagacé

Clair que je suis du côté de Renart. Dans mon cas la question ne se pose même pas. J'ai déjà planté Lagacé sur mon blogue parce qu'il avait écrit un article à la con dans La Presse, se permettant de juger sans s'informer, comme le ferait un très mauvais éditorialiste digne de travailler dans la presse jaune (pour ne pas dire dans les pages jaunes). On peut déduire du ton emprunté que j'ai un parti pris en sa défaveur, et en faveur de Renart, qui fait partie de ma liste de blogues favoris depuis plusieurs mois.

Remarquez, je n'accuse pas le monsieur d'être un collabo, un serviteur de Gesca, un suppôt du capitalisme ou quelque chose dans le genre. Juste d'être foutrement pas original. Jamais je n'ai lu de lui un article qui sortait de l'ordinaire. C'est d'autant plus ennuyant que le strict conformisme de ses billets me force à le lire pour me faire une idée de ce que Joe-le-conseiller-municipal pense. Lagacé a son franc-parler, mais ce qu'il avance ne sort jamais du cadre bien-pensant de la petite élite villageoise lettrée. Assez intelligent pour questionner la police, trop frileux pour questionner le rôle de la police. Assez vif pour critiquer les politiciens, trop hypocrite pour les haïr.

Je peux quand même lui donner un point: à chaque fois que je le lis, il arrive à me décevoir à nouveau. Car Lagacé n'est pas politically correct: il est thinkally correct. Il est audacieux dans la forme, mais c'est à peu près toujours pour dire des banalités.

Je dis tout ça parce qu'il me semble avoir entendu des petit-e-s comiques (était-ce Lagacé lui-même) s'étonner du fait que certain-e-s blogueurs/euses s'en prennent à lui quotidiennement. Si c'est effectivement le cas ce n'est sans doute pas par haine des gens à succès; ni parce que ces blogueurs/euses n'ont pas de vie; c'est juste parce qu'il est prévisible et unidimensionnel. Ça, ce ne sont pas qu'une poignée de blogueurs qui le disent. C'est une opinion assez répandue.

Je dis tout ça aussi parce que Lagacé tint, à propos de Renart, à peu près ce langage: "Depuis, Pascal (son vrai nom), se fait blaster solidement, on l’accuse d’avoir attaché le grelot à une rumeur." Eh bien moi, je ne le blaste pas. Et on sait jamais. Je fais peut-être partie de la majorité silencieuse.

dimanche 8 février 2009

"Manifeste pour de meilleurs excréments", ou une anale analyse du travail

J'écris ce billet en réaction au débat peu civilisé qui fait rage auprès de quelques-uns de mes camarades. Tout d'abord, pardon à Coeus, que j'ai malmené dans un des commentaires de mon blogue. J'oublie parfois que 97% de l'humanité ne pense pas comme moi (mal lui en prend). Ensuite, bravo à Steffen pour son calme socratique, même si je ne comprends jamais un traître mot de ce qu'il écrit (J'IRONISE, bien entendu).

En ce qui me concerne, je crois que le travail est désagréable, et pour cela je voudrais ne jamais travailler. Si je n'avais pas à accomplir des tâches indignes, j'occuperais sans doute mon temps à rendre service, ce qui me rendrait plus heureux.

Parfois, dans le métro, avant de me rendre dans un bureau sec et froid, je croise une personne qui sanglote, et tout de suite je me sens étourdi par cette affreuse souffrance qui la secoue.

Pourquoi je ne m'arrête pas? Pourquoi je ne pose pas une main sur son épaule, lui proposant un kleenex et éventuellement un café? PARCE QUE JE SUIS TENU DEVANT CONTRAT DE ME PRÉSENTER DANS MON BUREAU SEC ET FROID À UNE HEURE PRÉCISE ET DÉTERMINÉE D'AVANCE! Pas le temps de comprendre la tristesse d'un nobody. Peu à peu, je m'endurcis et le fait de laisser les gens dans la dèche ne m'émeut plus, et même quand j'ai le temps de m'arrêter, au bout du compte, je le fais encore rarement. Parce qu'étant un habitué de la ponctualité, cette immonde déformation due à quinze ans de TRAVAIL, j'ai appris au fil des indifférences à passer mon chemin comme un automate insensible, ne voulant rien retarder à mes projets nauséabonds et putrides. Je ferme les yeux sur la souffrance même dans mes temps libres parce que mes temps ne sont jamais libres, ils doivent être rentabilisés au maximum dans leur valeur de plaisir.

Le travail est donc un paradigme plus qu'une activité reliée à la survie. Quand on travaille, on travaille. Quand on s'amuse, on travaille. Quand on baise, on travaille. Il n'y a finalement que quand on chie qu'on ne travaille pas. Cette activité autant ludique qu'essentielle et satisfaisante produit une substance honnie et considérée comme totalement improductive par celui ou celle qui l'évacue... Mais si je vous disais que la merde était la solution au problème du travail?

En effet, il ne suffirait aux humains que de renverser le paradigme pour s'émanciper totalement du travail. Ainsi, au lieu de s'amuser pour se détendre, de se détendre pour mieux travailler, de travailler pour travailler et de chier pour rien, nous devrions nous détendre pour nous détendre et vivre de nos excréments. Comment? C'est bien simple. Nos déjections ne sont non pas des déchets, mais le seul terreau fertile dont nous disposions gratuitement. Évacuer notre matière à des endroits bien éclairés et à des intervalles réguliers, si possible en rangs parallèles, permet éventuellement à celui ou celle qui sait attendre de récolter les fruits et légumes essentiels à la survie. Pour ainsi assurer votre subsistance, il va cependant falloir que vous preniez bien soin de votre potager révolutionnaire, en l'arrosant proprement (ai-je vraiment besoin de vous dire avec quoi) et en avalant scrupuleusement tous les noyaux, graines, germes des végétaux que vous consommerez.

Cela peut peut-être vous paraître dégoûtant, mais c'est la seule alternative réaliste et mondiale au problème du travail. Si notre idéal se réalise, songez qu'après le Grand Soir de la révolution, face au slogan réactionnaire "Arbeit macht frei", vous pourriez répondre avec théâtralité, tout en vous torchant: "Mon cul!"