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samedi 12 avril 2014

La Tomate noire!

Notre nouveau blog collectif est en ligne et il s'appelle la Tomate noire.

Voilà notre déclaration de principes. Le collectif est formé de Pwll (anciennement Pwel, de Chercher des poux), de Bakou (alias Bakouchaïev, l'anarhiliste), de Steffen, qui n'entretenait plus de blog depuis plusieurs années, et de moi. Notez que j'ai changé de pseudonyme: je signe maintenant mes textes sous le nom de Umzidiu Meiktok.

Le graphisme du site, propulsé par une plateforme style Wordpress, en est encore à ses débuts. Il faut nous pardonner notre difficulté à programmer ce site, mais le code CSS est nouveau pour moi et le fonctionnement de No Blog, qui nous héberge, est vraiment, vraiment pas intuitif. Si vous voulez nous aider à améliorer notre site, je pense que ça nous fera plaisir.

Nous avons déjà publié deux textes!

Pwll a écrit un texte sur l'opposition entre le féminisme libéral et le féminisme radical, qui s'incarne depuis peu dans le débat sur le dernier livre de Léa Clermont-Dion.

Le titre: « "Vous êtes pô fines" ou comment dépolitiser le féminisme. »

J'ai moi-même écrit un texte sur les dernières élections. Ça s'appelle: «les choses ne vont pas si mal.»

La transition entre mon blog et La tomate noire se fera doucement. Je vais continuer d'envoyer un lien vers les billets à partir des Tribulations d'un Mouton Marron jusqu'à ce que le nouveau site soit suffisamment connu.

Bonne lecture!

mercredi 11 décembre 2013

Petit ménage dans mes liens.

Je prends une pause au milieu de la frénésie de la fin de session pour communiquer quelques nouvelles. Rien de grandiose et de certain, pour le moment, malheureusement.

Liste de liens

Ça me brise le coeur, mais j'ai dû supprimer des blogs de ma liste pour des raisons diverses. Si certains d'entre eux ont migré sans que j'en sois conscient, je vous prierais de bien m'avertir.

Les liens retirés:

Saint-Henri Chronicles
Raison: C'était un excellent blog, mais les billets ont tous disparu.

http://danslinternet.wordpress.com/
Raison: Comme le dit Wordpress, « http://danslinternet.wordpress.com/ est coché privé par le titulaire.»

Raison: Un autre très bon blog, mais il n'y a pas eu de mise à jour depuis 2012, après la publication du rapport final.

L'Agitateur
Raison: Idem. Pas de publication depuis novembre 2012.

Les liens corrigés:

La Pointe Libertaire a migré vers http://www.lapointelibertaire.org/

Tintanar a migré vers http://www.tintanar.org/

Anarcho-pragmatisme (David Gendron) a migré vers http://davidgendron.wordpress.com/

Les liens en standby: 

Voix de Faits
Raison: Coudonc, est-ce que c'est le collectif ou juste le blog qui est mort?

Tentative de vulgarisation de l'anarchisme
Raison: Les textes sont encore pertinents, mais il n'y en a pas de nouveaux. Pour l'instant, je garde le lien en tant qu'archive.

Les nouveaux liens:


Florence et l'Univers

Raison: Parce qu'il y a de beaux textes.

Collectif Emma-Goldman
Raison: Pourquoi je l'ai pas ajouté plus tôt?

Si vous me lisez régulièrement[1] et que vous avez vous aussi un site web, il est possible en tout temps de me demander de vous ajouter sur ma liste. Je ne vous garantis pas une publicité d'enfer - quoique la police et le DoD passent de temps en temps - mais c'est mieux que rien. Notez aussi que les blogs de gens qui ont des idées diamétralement opposées aux miennes ont souvent figuré parmi mes liens. Ils sont restés là parce que:
- les auteur-e-s visitent mon blog assez souvent ou laissent des commentaires;
- leurs textes sont pertinents;
- je veux faire chier des gens qui les haïssent.

Une rumeur

Il paraît qu'il y a une nouvelle idée de blog aux tendances anarchistes qui serait en train de faire son chemin dans l'esprit de quelques personnes, dont Steffen, moi et d'autres qui ne sont pas encore sûr-e-s. Rien n'est encore confirmé. On y pense. On a trouvé même un nom. On le fait parce qu'individuellement, nos blogs ne vont pas aussi bien qu'auparavant. En ce qui me concerne, j'ai par exemple de plus en  plus l'impression d'écrire dans le vide et de ne susciter aucune réaction.

Si ça se concrétise, Les Tribulations d'un Mouton Marron vont malheureusement cesser d'être renouvelées et ce blog ne sera plus qu'une archive morte et consultée de temps à autres par un-e internaute perdu-e.

Dans cette éventualité, je ne vous laisserai cependant pas en plan. Je vais m'assurer que la transition se fasse le plus aisément possible.

____________

[1] Je m'adresse seulement à une dizaine de personnes sans doute.

jeudi 15 novembre 2012

Nouvelle conception, nouveau modèle.

Le design de mon blog était tellement archaïque qu'il en devenait ingérable. J'ai donc opté pour cette nouvelle présentation, la plus proche de l'original selon moi. Avertissez-moi si vous trouvez les couleurs trop agressives ou si quelque chose d'autre cloche. Et désolé si je semble copier la mise en page d'autres pages web. C'est vraiment pas volontaire.

L'image en arrière-plan est une photo d'un mur de l'UQAM, pas trop loin du café Aquin. C'est un choix temporaire.

lundi 17 septembre 2012

Twitter

Ouais, j'ai un compte Twitter maintenant.

Je l'ai créé uniquement pour répondre à J-R Sansfaçon. J'ai ensuite pris la décision de le conserver, même si le format me fait un peu chier.

Bref.

samedi 28 août 2010

la signification de "marron".

Je n'ai jamais pensé m'exprimer clairement sur le sujet. Un "marron", c'était à l'origine le terme employé pour désigner un esclave noir fugitif ou quelque chose comme ça. J'ai donc choisi le nom "Mouton marron" parce que c'est rempli de connotations doubles.

Même si ça sonne pas joli.

***

Merci à une amie du bacc pour m'avoir rappelé l'importance de noter l'existence des marrons.

[Édition du 6 novembre 2010] Je tiens aussi à spécifier que je ne suis PAS identitaire. Les identitaires ne placent rien au-dessus des intérêts de la Nation: moi je chie dedans. Je place donc mon cul au-dessus des intérêts de la Nation.

En fait, le terme marron, en québécois courant, renvoie à une réalité différente du terme "brun", souvent associé au fascisme. Merci à des lecteurs/trices de France de m'avoir mis la puce à l'oreille.

samedi 8 mai 2010

Urgence: Manque de ressources contre les proprios

Mon propriétaire me fait des difficultés. À part la Régie du Logement, existe-t-il un autre organisme pouvant voler à mon secours? Quelles sont les ressources dont on dispose pour faire face à leur agressivité? J'ai besoin d'aide avait 48 heures et la Régie est fermée la fin de semaine...

jeudi 22 avril 2010

Mon antimilitarisme

Ma mère est la personne la plus antimilitariste que je connaisse. C'est donc en grande partie par contamination que je le suis devenu, peut-être même avant sept ans. Mais j'avoue, il y a eu ça aussi.

jeudi 15 avril 2010

Une crise politique sans précédent dit-on

En tant qu'anarchiste ou quelque chose qui s'en approche, je dois dire au moins une fois par jour que le gouvernement est corrompu: au point où je le balbutie presque la nuit. Mais maintenant que l'on ne peut plus m'accuser d'être trop radical ou cynique, comme plusieurs autres je me trouve dans une drôle de position. Je ne sens plus la nécessité de prendre la parole. Vous remarquerez que j'ai fait un effort immense afin de publier quelque chose sur mon blogue depuis le début du mois: mais tout ce que je pense me paraît non plus contestataire, mais insipide et ordinaire. Je ne suis pas le seul: même Voix de Faits a profité de ce creux pour vendre des t-shirts.

Cela ne me déplaît pas, bien au contraire. Cette identité politique qui prend parfois le pas sur ma personnalité profonde m'a été imposée par le pouvoir. Peut-être, en fin de compte, que ma propre contestation n'est que l'expression d'un nouvel esclavage. Un peu comme Castro qui a enchaîné son peuple à l'État pour le libérer du joug impérialiste. Mon refus de vivre est certes conditionné par l'impossibilité de vivre. Mais ce refus, je le croyais, avait pour objectif de me libérer: à force d'efforts je parviendrais, pensais-je, à vivre autrement, à m'extirper du système, du moins mentalement. J'ai dressé des remparts, mais ce faisant je me suis emmuré.

J'ai fait cette réflexion quand j'ai vu le monde, autour de moi, commencer à voir rouge et à partager (un peu) mon point de vue. Que suis-je donc à présent, sinon un vieux jouet usé? Le pouvoir n'a plus de crédibilité. Des figures contestataires bien mieux raisonnées que moi vont émerger. Je ne sers à rien. Cette inutilité actuelle souligne également mon inutilité et impuissance passées. D'autres anars plus impliqué-e-s et moi n'avons même pas fait trembler les structures: elles ont été ébranlées par des gens qui ne savent même pas comment conjuguer le verbe contester.

...

Mais je suis pas naïf, quand même. La contestation actuelle est une flamme vacillante sur une allumette qui se consume. Il est fort probable que l'histoire de Gérald Tremblay se répète: corruption, crime, puis nettoyage de cerveau, oubli, réélection.

Dans l'Ancien Régime, le renversement d'un tyran sanglant ou débile était suivi du retour ou de l'installation d'un monarque "légitime". Personne ne questionnait le système ni ne réclamait de changements en profondeur: les abus étaient la responsabilité de quelques dirigeants maladroits seulement, incapables de faire marcher convenablement la machine du pouvoir avec tous les formidables instruments dont ils disposaient et qui avaient été envoyés par Dieu.

Cette faible contestation est donc selon moi passagère: des enquêtes publiques avec un mandat réduit mettront au jour des demi-vérités très choquantes, quelques membres d'agences de communication feront du travail communautaire, les politicien-ne-s seront totalement épargné-e-s et quelques mois plus tard, on aura balayé la poussière en-dessous du tapis en élisant un nouveau dictateur "légitime". Et je recommencerai à voir dans la moindre allusion de Richard Martineau une raison pour me révolter.

Il peut en être autrement: la révolte pourrait éclater. Les gens pourraient descendre dans les rues massivement, se faire réprimer, être encore plus en colère et brûler l'Assemblée Nationale ou au moins, une poubelle devant l'Assemblée Nationale. C'est évident que nous finirions par perdre le combat contre les forces de l'ordre, et surtout contre l'amorphisme du peuple, mais la nostalgie nous pousserait à vouloir recommencer bientôt l'expérience.

Quel est notre rôle individuel là-dedans? Je ne sais pas. Peut-être n'avons-nous pas vraiment de rôle à jouer. Mais je me dis que sans doute, il est temps de mettre notre imagination à profit. Une pichenotte sur l'allumette et hop, elle tombe dans la flaque d'huile.

vendredi 4 décembre 2009

Gérontocratie et éducation

Alors que je terminais mon secondaire cinq, j'écrivais ce paragraphe dans le rapport de mon projet personnel (sorte de travail final au Programme d'Éducation International):

"Si j’avais pu, j’aurais, tel un serpent, craché du venin contre la société actuelle et ses failles : l’iniquité, la manipulation des informations, etc. Évidemment, on n’aurait pas lu mon livre jusqu’au bout. On m’aurait traité de marginal, de militant agressif et aveugle ou d’intellectuel manqué. Et mon message ne se serait pas rendu. Mais, en employant un univers fictif, je peux faire en toute impunité la synthèse de notre monde en employant des exemples et des illustrations littéraires. "

Marginal, militant agressif? Vraiment? Plus je me relis, plus je me rends compte de l'incroyable pression conformisante que nous subissions tous et toutes à l'école secondaire et comment moi-même j'ai été affecté par cette pression. Maintenant, je n'ai pas peur de me faire traiter de militant agressif; je m'en délecte même. En quoi étais-je différent à cette époque?

Je me souviens qu'on avait censuré un de mes premiers très bons textes au journal étudiant (le Mille-pattes) parce que j'avais appelé celui-ci le Mille-Plate et que j'avais enjoint gaiement les lecteurs et lectrices à s'en servir comme papier-cul au lieu de venir se plaindre dans un langage monosyllabique que mes chroniques étaient remplies... d'OPINIONS![1] J'avais ensuite cloué le dernier clou dans mon cercueil journalistique en m'attaquant au bal des finissants. "C'était pas mauvais ton article, mais il s'attaquait à une activité organisée et financée par l'établissement. La direction ne l'a pas laissé passer." Voilà comment "l'adulte responsable" avait réagi face à ma charge à fond de train contre un évènement qui, pourtant, était d'une grossièreté à faire pâlir les bons bourgeois.

Un camarade et moi avions aussi été censurés à l'intercom (nous annoncions les activités de l'asso à chaque semaine) parce que nous avions fait de l'humour. La direction nous avait ensuite gratifiés d'un sermon de la mort dans la salle de conférence de l'école.

Il paraît que c'est pire en Ontario: peut-être vous souvenez-vous du jeune écrivain de Cornwall qui avait passé quelques trente(?) jours en prison simplement parce qu'il avait écrit de la fiction. Des camarades avaient freaké en lisant sa nouvelle littéraire et la police avait fouillé sa chambre à la recherche des plans d'une bombe.

Mes opinions n'étaient pas marginales (encore), je n'étais pas un "militant agressif": on n'acceptait tout simplement pas le débat à l'école, ou quand il était accepté il fallait qu'il soit encadré et approuvé dans chaque échange, de sorte qu'il reste toujours confortablement installé dans les normes...

Les militaires venaient recruter des jeunes brutes naïves à chaque mois. "Mets ton nom là-dessus, ça t'engage à rien" qu'y disaient. Les enseignant-e-s ne semblaient pas y voir de problème. Si j'avais alors été prof de français je n'aurais pas manqué d'insulter avec grâce ces planqués. D'un autre côté, je ne suis pas étonné. Il y a sans aucun doute une majorité de pommes pourrites dans les facultés d'enseignement: plusieurs feraient d'ailleurs de bon-ne-s candidat-e-s aux auditions de Loft Story. Des hommes qui aiment le hockey et qui font rouler leurs biceps, des filles-caniches qui, coordos dans des camps de jour, tyranisaient les jeunes moniteurs/trices à coups de sacoches et d'airs supérieurs. Dans ces conditions les possibilités sont grandes de ne rencontrer, au cours d'un cheminement scolaire complet, que trois ou quatre profs dispensant un savoir vraiment émancipatoire.

Ajoutons à ça l'attitude de plus en plus débilement zélée de l'élite baby-boomer blasée qui dit jusque dans le Devoir que la jeunesse est décadente (ma blonde leur répondrait en riant que Socrate le prétendait déjà il y a plus de deux mille ans).

À ce sujet, voilà que, passant au vieux centre commercial de Victoriaville, il y a quelques mois, je tombe sur cette pancarte:

"INTERDIT AUX ÉTUDIANTS
Sur les heures de cours".
.
.
Nous sommes dans une société vieillissante, une société de vieux dans laquelle on attend des jeunes qu'ils le soient le moins longtemps possible. Voilà pourquoi on essaie à tout prix de les rendre cons, grabataires, dociles, séniles et fermés à toute originalité. Voilà pourquoi je n'étais pas la même personne quand j'avais seize ans. J'avais peur et j'étais écrasé. J'étais jeune; je voulais être libre mais je devais être vieux.
_________
[1] Alerte! Cet individu PENSE!

lundi 24 août 2009

Des complots pour sauver le monde

Je vous annonce que j'ai lancé mon nouveau blogue littéraire hier soir, sur Wordpress. J'explique dans le texte Ouverture le but de mon projet.

En gros, je fais ça parce que je déplore le fait que je n'ai jamais osé rien faire de beau et d'absolument ludique ici. Jusqu'à maintenant, j'ai osé publier une seule nouvelle littéraire sur Les Tribulations du Mouton Marron, même si mon "Manifeste pour de meilleurs excréments" et mon "Manifeste morbide" ont quelque chose de franchement gratuit. D'ailleurs pour le dernier texte, qui n'était pas réellement politique, j'ai reçu des commentaires différents de personnes totalement différentes de ceux de mon lectorat habituel (par ailleurs fort limité en quantité mais pas en qualité). Signe que je peux rejoindre un autre public avec mes propos scabreux puant le petit bourgeois en révolte contre toute forme d'autorité.

Ne vous en faites pas, je n'abandonnerai pas mes tribulations pour autant. Pour vous qui visitez mon blogue de temps en temps, Des complots pour sauver le monde sera un complément. Je vous informerai d'ailleurs ici même de l'avancement de ce nouvel outil d'expression, et vice-versa; les deux blogues resteront toujours liés.

vendredi 5 juin 2009

Les mauvais journalistes

Google et la fin de mon anonymat

Quand j'ai créé ce blogue en 2008, j'ai décidé de conserver mon anonymat pour une seule raison. Je n'ai pas peur d'assumer mes opinions; j'ai fait bien pire qu'écrire un blogue pour me discréditer auprès de la population, allant jusqu'à traiter de fascistes les néo-cons de l'Institut Fraser en plein dans leur face lors d'un séminaire étudiant, visage découvert, avec mon nom d'écrit sur un cocarde, mon adresse dans leur ordinateur et la bouche pleine de la bouffe qu'ils m'avaient payée. Dans des manifs décrites comme "violentes" par les médias, j'ai souvent traîné mon passeport dans mon sac à dos, ce qui est d'une stupidité consommée. Je n'ai donc pas peur qu'on m'identifie, même si je comprends totalement l'inconfort de ceux et celles qui tiennent à ce que leur face ne se retrouve pas dans un jpeg de la police.

Mais comme tout être humain, il m'arrive d'avoir faim. Et comme je travaille surtout par contrats non-renouvelables, des boss, je dois en rencontrer beaucoup pour avoir de quoi m'acheter des macaronis.

Or, les patrons googuelisent maintenant tout le monde pour les "connaître" avant de les passer en entrevue. Mettez-vous à la place d'un patron ou d'une patronne étudiant mon cas. "Tiens, ce candidat diplômé, distingué et expérimenté tient aussi un petit blogue. Allons voir... ... ...? ...! COMMENT ÇA, IL FERAIT TOUT POUR DE L'ARGENT SAUF TRAVAILLER? VOYONS DONC! LUCIEN BOUCHARD A DIT QU'IL FALLAIT AIMER LE TRAVAIL! QUOI? EN PLUS IL PISSE SUR LE SENS DU DEVOIR? MAIS QUE CETTE PERSONNE EST DONC MÉPRISABLE ET PARESSEUSE!"

Voilà le scénario que j'ai en tête depuis mars dernier, mois au cours duquel j'ai commencé à me chercher un peu de job dans l'espoir de pouvoir continuer à payer ma part de loyer qui augmentera au départ de ma troisième coloc, le premier juillet.

Car un drôle de hasard fait que malgré toutes les précautions que j'ai prises en créant Les Tribulations d'un Mouton Marron, eh bien maintenant, en googelisant mon nom, on arrive droit sur ce blogue. J'aimerais bien comprendre comment c'est arrivé. Mais bon, le mal est fait.

Alors je sors de derrière le tas de fumier.

Seulement révéler mon nom, comme ça, serait assez peu poétique. Anarcho-Pragmatisme a déjà eu la bonne idée de donner à son billet révélant son identité un titre éponyme. Moi, je vais faire un gros détour, ce sera amusant.

Les mauvais journalistes (mentent)

C'est un vidéo visionné sur le blogue de Julien Royal et un de ses commentaires figurant en-dessous qui m'ont rappelé une petite anecdote qu'il faut absolument que je vous conte. C'était en juin 2007, je m'étais trouvé un emploi d'été écolo à Ville-Émard. Je n'ai que des bons souvenirs de l'Éco-Quartier au sein duquel j'ai été intégré, mais en vérité, être forcé de me promener avec un t-shirt vert en guise d'uniforme était suffisant pour me dégoûter pour toujours de refaire la même chose. Je hais les uniformes.

Toujours est-il que sachant que le travail de patrouilleur/euse vert-e est de sensibiliser les citoyen-ne-s à la protection de l'environnement et de faire connaître les lois municipales, un journaliste de passage lors d'une formation me demande avec un sourire sadique: "Est-ce que de temps en temps, vous devrez ramener les gens à l'ordre?" Et je réponds exactement: "Non. Pas du tout. Nous sommes ici seulement pour informer... et par extension pour accomplir pas plus que notre devoir de citoyen. Tout le monde a le droit d'intervenir comme nous le ferons, tout le monde devrait intervenir afin d'empêcher l'environnement de Montréal de se dégrader. Il n'est donc pas question de faire la police dans les quartiers de Montréal."

Le lendemain, voici ce que le journaliste écrit dans son quotidien merdique, me citant ouvertement: "On devra ramener les gens à l'ordre si c'est nécessaire". Barnak! Jamais j'aurais dit une affaire de même! Pas en cent ans!

Cette fausse citation s'explique facilement. Pas question ici de magouille. Mon véritable témoignage a été sacrifié sur l'autel de la forme. Le titre de l'article étant "la Patrouille verte pourra montrer des dents", il fallait que mes paroles aillent dans le sens de celles de mon grand patron (de la ville de Montréal). Une simple question de cohérence. Bon, l'article a fini par disparaître de Cyberpresse. On retrouve cependant encore le passage en question quelque part, sur lequel on peut arriver, justement, en googuelisant mon nom.

Nous sommes en crise. Si on peut changer le témoignage de quelqu'un seulement pour que ça fitte, imaginez ce qu'on peut changer pour des raisons politiques ou économiques.

vendredi 29 mai 2009

Mon premier anniversaire.

Au départ, je l'ai fait pour remplir le vide qu'avait laissé la fin de mon mandat en tant que directeur d'un ignoble journal étudiant nommé Le Sablier. Terminant un bacc en histoire, me sentant trop vieux pour courir les émeutes, je sentais que j'avais quand même quelque chose à donner... Mais sur quelle tribune monter? Faire des conférences savantes, arides et hermétiques pour le seul bénéfice de mes collègues de la maîtrise, ce n'était pas encore mon bol de soupe (si ça l'est encore à peine, j'en demande pardon à monsieur mon directeur) et j'avais, en mai 2008, réussi à me faire surtout des ennemi-e-s dans mon département en me moquant de ces drôles de cérémonies entourant la remise des diplômes, avec les toges et tout le tralala[1], et en même temps de toute la tradition et toute l'institution du diplôme. Fatigué de l'hypocrisie qui a suivi la réaction à mes propos, j'ai pensé que mes "traits méprisants qui puent le petit-bourgeois en révolte contre toute forme d'autorité" seraient moins nuisibles dans le cosmos de la blogosphère (avec deux ou trois visites par jour) que dans un journal étudiant.

De plus, comme le groupe formidable auquel je m'attachai à mon fort grand regret que temporairement, les Untakens, prenait graduellement une direction différente de la mienne, je me retrouvai rapidement seul avec mes idées de fou.

C'est dans cette période de délire que j'ai créé ce blogue étrange et au graphisme douteux. Je le fis sans aucune ambition; juste pour le fun. Dans mon esprit, ça allait mourir après quatre mois de toute façon.

Voilà déjà un an (et quelques jours) que j'ai publié mon premier billet sur ce blogue.
______
[1] À mon sens, seul Steffen de la ZLÉA, engagé devant sa grand-mère, est justifié de se rendre à cet évènement lors duquel règne un climat que je trouve tout à fait intolérable.

samedi 16 mai 2009

Je suis revenu!

Voyage épuisant. Malade pendant trois jours, santé vacillante pendant les huit derniers du voyage. La bouffe était dégueu et avec plein de viande rouge. Tout le monde essayait de me vendre quelque chose, les touristes étaient agressifs personne ne me laissait lire les inscriptions en paix. Les musulmans d'Égypte sont tellement pieux qu'à force de se prosterner, plus de la moitié des hommes ont développé une poque de corne dans le front. C'est même pas des jokes. ÇA FAISAIT PEUR.

J'ai quand même adoré. Je vous reviens sous peu avec de nouveaux billets.

mardi 21 avril 2009

Égypte

Je pars à l'étranger vendredi et je reviens à la mi-mai seulement. Ne pensez pas que j'y vais pour me faire bronzer. J'aime pas le soleil et la mer; j'aime les ruines et les gens. Je ramènerai quelques photos. Je vous souhaite du beau temps.

mercredi 17 décembre 2008

"Mouton marron" est un nom poche. J'le sais.

Et ne dites pas: "Bien non, c'est même pas vrai." Si vous le dites, vous manquez de franchise ou vous avez vraiment de très mauvais goûts. Les tribulations d'un Mouton Marron compte parmi les blogues avec les titres les plus médiocres du monde, à égalité avec ces "un peu de moi", "Le Québécois Libre", "mon_humble_opinion.com" ou "GB pour Geloso-Breguet" (je me retiens pour ne pas faire la diffamation de ce petit boss adéquiste défroqué "scientifiquement juste" de Geloso, on me dirait que je profite de mon anonymat pour faire des attaques ad hominem) qu'on croise partout. C'est certes inattendu, et en fait c'est un peu ça le problème: c'est tellement un titre inattendu que c'est poche. En plus, ce n'est même pas à propos.

Où sont mes tribulations? De un, je suis bien trop effrayé pour toutes les raconter toutes. Les choses seraient peut-être différentes si j'avais trouvé le moyen de tenir un blogue sans pouvoir être identifié par l'État. (Je tiens à préciser que j'ai sans doute violé les lois moins souvent - et moins dangereusement - que n'importe quelle personne honnête. Quand j'ai la malchance d'avoir à conduire un char, je dépasse rarement 85 dans une zone de 90. J'arrête pour laisser passer les piéton-ne-s et je ne bois jamais d'alcool ou ne fume pas là où c'est interdit. Mais apparemment, les "infractions" que j'ai commises méritent, sinon une arrestation violente, au minimum une agression physique sauvage, une note à mon dossier scolaire ou une fiche avec photo dans les dossiers des limaces en uniforme, voire une shotte de taser.) Et de deux, il ne se passe que très peu de choses dans ma vie depuis le sommet du PSP à Montebello (j'y reviendrai un autre jour).

Où est le Mouton Marron? Je ne suis pas frisé brun. L'utilisation de ce nom de "personnage" tire son origine d'une métaphore poche.

Je vais vous avouer, ma première idée était d'intituler mon blogue La mouche à marde - insecte avec lequel j'ai plus de traits physiques en commun - mais j'avais peur que les gens "sérieux" ne prennent pas la peine de me lire, par dégoût. Or, je veux que les gens sérieux soient dégoûtés à cause du CONTENU, pas à cause du titre.

Les Tribulations d'un Mouton Marron est un titre qui ne fait pas marketing, mais franchement j'en ai rien à faire, parce que je vends rien.

À venir (ces articles seront moins nombrilistes, c'est promis):
- Petit guide sur l'extrême-gauche québécoise.
- Mon serment d'infidélité au pays.
- La liberté doit être un service gratuit, public et universel.

samedi 13 septembre 2008

Baisse radicale de la fréquentation / Chavez - Morales - Bush

Il semble que depuis que j'ai ouvertement fait part de mon soutien à certaines idées anarchistes, la croissance des visiteurs et visiteuses s'est transformée en déclin soudain. Bien entendu, je n'ai pas créé ce blogue afin de me ploguer, mais quand même, si j'ai choqué les sensibilités ou déçu les espérances par mes derniers articles, du reste assez grossiers et irrespectueux (j'ai quand même traité les riches de gros tas, des anarchistes de charlatans, et j'ai appelé les gens à jeter des pierres aux politiciens) je m'en excuse.

Et si je me rends compte que malgré l'écriture de deux billets par semaine, je n'arrive pas à recevoir plus d'une visite par jour, je pense que ce blogue va prendre le bord assez vite. Parce qu'après tout, j'ai un mémoire de maîtrise à rédiger (ça vous glace le sang de savoir qu'on me laisse baver allègrement sur les pupitres des universités, non? Un goujat comme moi, en voie de devenir un véritable HISTORIEN - peut-être qu'un jour j'enseignerai à vos enfants...), j'ai l'écriture d'un roman et d'un recueil de nouvelles à terminer, une nouvelle langue à apprendre, etc. Je pense que je peux frapper bien plus fort, d'ailleurs, en publiant mes récits de fiction (mes recherches historiques n'ont pas de lien avec la politique, fort heureusement pour l'humanité) qu'en écrivant des textes de qualité assez réduite sur un blogue que personne ne vient voir.

Ou peut-être que je m'en fais pour rien, et que ce blogue manque simplement d'audace, de rigueur ou de publicité. Je gagnerais certainement en lui donnant un nom plus accrocheur (quelque chose comme "Fleur-de-lys" ou "fuck les BS parasites") et en choisissant des sujets plus facilement googelisables, comme parler de Stéphane Dion et de son alliance secrète avec le Parti Vert, mais je ne serais alors plus fidèle à mon approche anti-marketing qui, étonnament, ne s'était pas montrée tout à fait foireuse jusqu'à récemment.

***

Les chefs d'État de plusieurs pays "socialistes" d'Amérique latine sont en conflit avec les États-Unis, et ont cru bon de s'allier stratégiquement avec les fascistes de la Russie. Bande d'inconscients! Le responsable du pourissement de la situation en Bolivie est sans doute le gouvernement américain, mais les conséquences d'un retour à la guerre froide risqueraient de faire crever seulement des innocent-e-s et d'épargner les coupables. De plus, le rapprochement avec la Russie pourrait empêcher toute personne rationnelle de prendre parti pour les victimes du terrorisme états-unien. Vivement un monde débarassé de toutes ces brutes, étatistes-populistes comme capitalistes, qui sont la cause de l'oppression et des guerres! Libérés de ces manipulateurs et de leurs discours pompeux sur la nation et sur le diable, plus jamais nous n'aurions l'imbécilité de voter pour notre propre mort, ou pour notre graduelle décomposition au fond des tranchées.

jeudi 15 mai 2008

Anarchiste ou communiste? Peu importe, je suis une sale vermine!


Les deux mots font peur. Ce n’est pas la même peur que celle du néologisme « islamofascisme » qu’a inventé (probablement en comité) le Président des USA. Alors que la crainte surnaturelle du musulman enragé provoque un repli sur soi-même et des précautions exagérées, la peur du Rouge ou du Noir est mêlée à un intense mépris. C’est la peur de la contamination. On a peur des pouilleux barbus comme on a peur des blattes, des araignées. En les voyant, on est un peu dégoûté, on ne veut pas les voir monter sur les meubles, et puis on les écrase sauvagement, parce qu’on sait que peu importe sa laideur, l’insecte est le moins fort.

Je me sens ainsi, du moins, depuis que je suis sorti du placard. Oui, je suis quelque chose comme un extrême-gauchiste. Je ne sais pas trop exactement à quel groupe je devrais m’identifier (post-gauchiste ? marxiste-léniniste ? maoïste ? trotskiste ? anarchiste ? anarcho-communiste ? Anarcho-écolo ? Primitiviste ? castriste ? Freitagien? Chomskiste ? Simplement nostalgique ?) mais à vrai dire, la catégorisation, je laisse ça aux autres.

Il n’y en a pas un sur cent, mais pourtant, ils existent ! (Léo Ferré)

Je ne suis pourtant pas seul. Mis à part la pléthore de philosophes dont je n’ai rien lu – même pas Marx – des dizaines de chanteurs, de poètes, de provocateurs et de peintres ont été des extrémistes de gauche. Et je me compte chanceux car l’histoire leur a fait plus de place que les ignobles chanteurs et écrivains d’extrême-droite nazie (parce qu’il y a aussi l’extrême-droite libertarienne, à qui on donne la parole partout dans les mass médias québécois ainsi que dans les radios-poubelles). Ainsi, Léo Ferré, Renaud Sechan et Georges Brassens, qui ont incontestablement marqué l’histoire de la chanson française, étaient anarchistes. On a aussi accusé Jacques Brel d’être anarchiste – il s’est défendu de l’être, mais a accepté d’en discuter avec Brassens et Ferré lors d’une entrevue mémorable à la radio. De manière plus vague, Georges Moustaki a été un sale révolutionnaire gauchiste (écouter « Sans la nommer »), et Michel Fugain pas mieux (« Le chiffon rouge »). Ça vous en bouche un coin, non ? On est loin de l’image du barbu dangereux brandissant une torche ou un bâton de dynamite, ou du marginal au crâne à demi rasé qui habite dans la rue (sans offense pour mes camarades sans abri).

Être contre le pouvoir est une tare

C’est devenu un lieu commun. Un prof d’université (nous tairons son nom, disons seulement qu’il enseigne au département d’histoire de l’Université de Montréal) disait : « Le meilleur régime politique est la dictature éclairée. » Comme quoi il faut s’en remettre au plus intelligent, au plus sage. Ce dernier est le plus à même de déterminer qui a tort et qui a raison, et davantage même que les principaux sujets de l’action. Ainsi, unanimement, nous laissons les tribunaux juger des insanités, et nous écoutons patiemment les députés et les vieux parler comme s’ils détenaient une vérité qui nous échappe. Pourtant, la connerie n’a pas d’âge, ni de classe sociale. Ça, c’est aussi un lieu commun. Pourquoi donc sommes-nous mis de côté quand nous remettons en question de manière systématique l’ordre public, et la structure qui soutient ce trou sidéral qu’est notre société ? Pourquoi obéissons-nous servilement à la flicaille dès qu’elle se prend pour Cicéron ? C’est peut-être la confusion amenée par l’argument du bâton ; l’humain exploité est un cocu, battu, content, et il confond la raison avec les moyens déployés pour imposer la vérité.

Je conclus rapidement.

Eh quoi ? « Les extrêmes se rejoignent, comme janvier touche à décembre. » Les humains d’aujourd’hui sont des gens d’équilibre. Il faut que je l’accepte et parvienne à désirer, comme d’autres, qu’aucun glissement ne se produise, ni à gauche ni à droite, car c’est sur la montagne entre le deux vallées qu’on voit le mieux. Moi je te dis : descends sur le versant gauche, tu me diras si de loin ton vallon est encore aussi joli ou s’il est perdu dans les brumes.

(Aparté aux grévistes étudiants : Durant la grève, après que nous ayons vu certains maîtres agir comme des crétins profonds, comment pouvons-nous faire confiance à la masse des diplômés, des pédagogues ? Quel respect leur devons-nous ? L’expérience, celle qui corrompt l’esprit de faux postulats ? Non. À ce sujet, je préfère l’objectivité naïve des bambins, inconscients de leurs intérêts. Nous devons, aux profs, uniquement le respect qui sous-tend notre collaboration mutuelle dans la découverte, ainsi que celui d’êtres humains qui se connaissent individuellement. Bref, rien qui ne puisse nous assujettir servilement à leur jugement.)

De la même manière, nulle flicaille, nul juge, nul-le politicien-ne ne mérite un respect qui soit surhumain.