vendredi 11 novembre 2011

le réalisme, le désir, l'imagination.

Ce n'est pas parce que des estimations ultraconservatrices considèrent mes idées comme étant irréalistes que je vais m'empêcher d'exiger ce qu'il y a de mieux. Les gens qui rejettent les possibilités infinies sous prétexte que le présent est inchangeable[1] sont condamnés à l'imbécilité. Pas parce que leur choix est idiot, mais bien parce que ce choix fera d'eux des imbéciles incapables de la moindre imagination.

Il n'y a rien de plus suicidaire que de moduler ses désirs en fonction de ce qui est jugé réalisable. On peut très bien ne pas croire vraiment à un renversement ou à une émancipation, mais renoncer à les désirer, c'est s'avorter soi-même.

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[1] Et même en admettant que ce soit effectivement le cas!

10 commentaires:

  1. Tu pourrais titrer "le réalisme, les désirs, l'imagination".

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  2. Je viens de changer trois fois de formulation dans mon texte.

    Merci du conseil.

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  3. Anne Archet va aimer. (moi aussi au fait)

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  4. héhé. J'ai pas écrit ça pour lui plaire. Je discutais avec quelqu'un avant-hier, et j'ai été très choqué par ce qu'il disait sur mon "irréalisme", qu'il confondait avec de l'irrationalité à travers quelques insultes prétendument pas adressées à moi. Je voulais lui répondre ce que j'ai résumé dans ces deux paragraphes, mais tout ce qui est sorti alors, c'était des balbutiements incompréhensibles et décousus.

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  5. Je pense tout de même que l'on doit démontrer que l'autogestion ou l'anarchie (même si pour moi l'anarchie n'est pas un système mais une philosophie de vie) c'est non seulement possible, mais souhaitable, voir nécessaire. On doit parvenir au socialisme libertaire ou de quoi qui s'en approche, si non on est cuitEs, ne serait-ce que du point de vue environemmental. L'écart entre les riches et les pauvres est aussi entrain de faire la job.

    La gauche radicale n'a pas su répondre à la dernière crise financière et il a fallu attendre une bande d'hippies, Adbusters et Anonymus pour avoir un début de réponse. Si ça ne va pas assez loin, la gauche radicale n'a qu'à se regarder dans le miroir.

    Techniquement je suis en accord avec ton texte, c'est juste que je pense qu'on doit le dépasser et aller plus loin. Si on en reste là, on ne changera jamais rien, tout va aller chez le diable et Margaret Thatcher aura gagné (there is no alternative).

    On peut pas juste se contenter de dire qu'un autre monde est possible et se foutre de la gueule de Thatcher et de Fukuyama (la fin de l'Histoire). On doit démonter par nos écrits, nos paroles et surtout nos actions, en quoi elle et il ont tort.

    Tout ça est extrêmement complexe je l'admet, mais ce n'est pas supposé être facile. J'ai l'impression qu'on est plus intéressé à parler de révolution qu'à la faire réellement ou à tout le moins, créer un contexte favorable qui permettra à nous ou a d'autres de la faire réellement un jour.

    Bakou

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  6. Chouette blog, je viens de le découvrir... J'aime beaucoup.

    Pour "Bakou":
    "La gauche radicale n'a pas su répondre à la dernière crise financière et il a fallu attendre une bande d'hippies, Adbusters et Anonymus pour avoir un début de réponse. Si ça ne va pas assez loin, la gauche radicale n'a qu'à se regarder dans le miroir."

    Oui, tout à fait d'accord avec toi, j'entends souvent des camarades rejeter la faute sur ces mouvements mais c'est notre faiblesse qui a été la cause de leur apparition. A nous de nous renforcer et de diffuser nos idées.

    Salut de la France.
    D. pour Feu de Prairie

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  7. Bskou: désolé de répondre sur le tard, mais j'ai vraiment rien à rajouter sur ton intervention.

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